• Il était une voix, Carole Fredericks
  • Le pays briard
  • 19 janvier 2001
  • Bruno Lagrue
  • David Quint

En concert ce vendredi soir, 19 janvier, à la Sucrerie, la grande dame de la soul et du blues nous a fait quelques confidences. Sur son enfance, sa vie, sa carrière, ses plaisirs.

Juste avant de venir à Coulommiers, vous avez entamé une nouvelle tournée avec les Enfoirés pour les Restos de cœur. Comment cela se passe t-il ?

Cela fait treize ou quatorze années que je fais la tournée avec les Enfoirés. Nous avons répété deux jours avant le premier concert à Caen, samedi dernier, 13 janvier. Puis, on a enchaîné avec Brest puis Orléans... et vendredi, je suis à Coulommiers.

Quel genre d’enfant étiez-vous ?

Il paraît que j’étais très souriante. (elle éclate de rire). Je chantais tout le temps. J’étais très gaie. J’ai passé mon enfance à Springfield, aux Etats-Unis, dans le « mets tes chaussettes » (Massachussets).

Quand avez-vous commencé à chanter ?

Toute petite. Pour moi-même au début. Depuis l’âge de cinq ans, j’ai toujours rêvé et souhaité être chanteuse. Je ne lis pas très bien la musique. C’est plus au feeling. Ma mère était chanteuse, mon père pianiste et parolier, mon grand frère chante le blues. Toute la famille fait de la musique pour son plaisir. J’ai sept frères et une sœur.

Comment s’est déroulé votre premier concert ?

C’était à Springfield. J’avais très peur. Je tremblais. Comme je tremble toujours. J’étais étonnée que les gens m’aiment et je suis partie tout de suite après. Je ne pouvais pas rester voir la réaction des gens. Avant chaque concert, j’ai toujours le nœud dans le ventre, la gorge sèche, la peur qu’il n’y ait rien qui sorte...

C’est important d’avoir le trac ?

Si un jour, je n’ai plus peur, je vais me poser plein de questions. C’est important d’avoir des petits doutes. Monter sur scène, c’est un endroit magique pour moi. Je peux être fatiguée, fâchée, malheureuse, déprimée mais sur scène, je m’éclate. Avec le public. Pendant une heure et demie, je suis une autre personne.

Quelle place à Coulommiers dans votre tournée ?

Je ne fais pas vraiment de tournée. Je fais des dates et je tourne toute l’année. La scène est tellement importante pour moi, je dois avoir ma dose. Coulommiers sera ma première date de concert dans le nouveau millénaire.

Quelle région de France préférez-vous ?

Je suis plus marquée par les gens que par les endroits. J’ai beaucoup d’amis ch’ti mi. Ces gens sont chaleureux. Ils ont le cœur sur la main. Ce sont des fêtards. Il y a même un pub qui porte mon nom à Croix : le Fredericks pub. Et puis, il y a aussi la Provence, l’huile d’olive.

Et la Brie ?

Je vais découvrir. J’espère que les gens vont venir s’éclater avec nous, mes quatre musiciens et mes deux choristes. Pour danser, taper dans les mains, chanter et bouger les fesses. C’est très important.

En dehors de la scène, quelles sont vos passions ?

J’aime les bons bordeaux. Je cuisine très bien, c’est pour ça que j’ai plus que mes rondeurs. J’adore le cinéma. Je n’y vais pas assez. Je n’ai pas le temps. Mais avec le DVD, je suis super contente. Il faut que j’achète un super télé grand. Je vais pouvoir voir plein de films que je n’ai pas vus.

Quelles chansons allez-vous interpréter devant le public de Coulommiers ?

Je vais faire un mélange de mes deux albums. Il y aura du blues, du soul, des chansons en français, du rythm’ and blues. Un mélange de choses qui me plaisent, c’est bath ! J’espère que tout le monde va monter dans le bâteau avec moi pour s’éclater ensemble...